Aïe ma voix ! ! !Copyright 1998

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L'aide médicale ...

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Lorsque la première difficulté vocale survient, impossibilité d'émettre un son, parlé ou chanté, dysphonie ou dysodie, le chanteur ou l'orateur pense immédiatement à aller consulter son médecin généraliste.

Le temps de prendre rendez-vous, une ou deux nuits de sommeil profond, un peu de silence, et il s'entendra dire dans le cabinet du médecin, si celui ci l'examine avec un petit miroir : " ...mais votre larynx est en parfait état, vous n'avez rien ! " La laryngite a disparu ! Perplexe, il retournera à ses pratiques de voix mal faites, mal comprises ou mal enseignées, et le processus recommencera.

Le larynx va donc se détériorer à nouveau, éventuellement se déformer, une mauvaise habitude va s'installer et notre ami retournera chez son médecin qui l'enverra probablement chez un spécialiste O.R.L. Il y a donc une forte probabilité que le médecin dise cette fois ci après un examen approfondi : "vous parlez ou chantez mal, puisque vous provoquez une lésion ou une congestion à votre larynx. Mais je n'ai pas de raison de vous opérer, Je vous envoie chez un orthophoniste qui vous apprendra à émettre les sons".

Si la lésion est plus avancée, il opérera ET enverra son patient chez l'orthophoniste, pour vingt ou trente séances de rééducation. S'il est un peu plus pertinent, notamment dans la recherche de l'origine de la lésion, il aura recours à son confrère médecin phoniatre, lequel lui aussi l'enverra chez l'orthophoniste avec peut être des prescriptions un peu plus précises.

Il convient de préciser que, même pour un médecin spécialiste ORL, les notions de couverture des sons ou d'impédance rapportée,qui sont bien écrites dans les livres de médecine, sont un vague souvenir, car cela représente la partie infinitésimale de la pratique quotidienne du praticien. Faites le test si vous ne me croyez pas : posez leur la question sur ces deux termes.

Les études d'orthophonie durent 4 ans, et il apparait que les troubles de la parole et du langage,la dyslexie et la rééducation fonctionnelle orientée vers les enfants et les grands opérés du larynx occupent la plus grande partie des études …et de la pratique. Le fonctionnement du larynx aux grandes intensités n'a pas été étudié, sinon peu.

Si le patient ne sait pas souffler,il apprendra. Il pourra aussi apprendre à projeter le son dans les résonateurs,et à articuler les phonèmes. Si là seulement se situent ses problèmes, la médecine et ses praticiens auront sauvé sa voix. Des phoniatres sont en mesure d'aller plus loin dans la rééducation, ainsi que quelques orthophonistes spécialisés, mais il faut les connaître.

Mais, au risque d'intriguer ou étonner, notre expérience nous a amenés à constater que certains patients suivent ce circuit médical médecin-chirurgien-rééducateur plusieurs fois, et se représentent donc devant leur médecin avec A NOUVEAU des nodules ou une fuite, symptômes évidents d'une mauvaise phonation

. Notre propos ne sera pas d'incriminer le corps médical. Son utilité pour établir le diagnostic et soigner ce qui est physiologiquement détruit n'est pas contestable.

Il convient surtout, à mon avis, que le patient parvienne à comprendre POURQUOI il est entré dans le cercle infernal du dysfonctionnement de son larynx, l'amenant à faire du "forçage", fatiguer ou blesser sa voix, et retomber dans ce processus. De nombreuses causes peuvent co-exister. C'est cela qu'il faut chercher, et je suis prêt à vous y aider.

Depuis quelques années, certains praticiens plus directement concernés et intéressés par les maladies spécifiques au monde des arts se sont constitués en association, et reflechissent sur la formation de spécialiste. La Médecine des Arts est en train de naître...pas trop tôt.

Sauf avis contraire, après avoir beaucoup voyagé notamment dans des pays hispanophones et anglophones où on ne rencontre pas autant ce phénomène, j'émets l'hypothèse que la (mauvaise) prononciation du français a une part importante dans cette situation.

Par raccourci, il y aurait là une partie de la réponse à la question : pourquoi y a t-il si peu de bons chanteurs français, en comparaison des pays voisins Italie, Allemagne, Espagne, Grande Bretagne,Russie dont on peut affirmer qu'après tant de siècles de guerres et d'invasion réciproques, ils sont génétiquement nos "frères".

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. EXPLIQUONS NOUS

La parole s'apprend dans les premières années de la vie par l'observation des sons produits par les parents et du résultat obtenu : bobo, bébé, pipi, aboir, dodo et d'autres. Ces phonèmes sont produits en France SANS accent tonique, donc sans projection du son dans les résonateurs.

Il n'en est pas de même en Espagne, en Italie ou en Grande Bretagne où les accentuations sont fortes. Quand une maman appelle son petit ANgelo, iGNAAcio ou HHHENdricks, c'est différent que florian ou marion, plus, les diphtongues de voyelles en anglais ou italien ramènent le son dans le " i ", à une place où résonnent les harmoniques aigues (Honey(ii) a lei(ii). Dans le "honey" d'un enfant anglais, il y a le hhh du souffle, le o de la projection dans les résonateurs, et le eÏ final de l'enrichissement du timbre, c.a.d. TOUT ce que l'orthophoniste tentera de vous inculquer adulte.

Le terme " why " (pourquoi ?) que prononce tout parent anglophone des centaines de fois devant son enfant, comporte tous les ingrédients d'un bon placement de la voix :

- l'avancement des lèvres dans l'intention de prononcer " ou "

- la projection du souffle, larynx ouvert, sans phonation du Hhhhhhhh

- l'occlusion souple du larynx sur le phonème " ou "

- la fausse diphtongue du "ou" au "a" par abaissement du maxillaire inférieur SANS recul des commissures des lèvres.

- enfin le changement de voyelle a ouverte à voyelle i fermée plus riche, ramenant le son dans les resonateurs avant.

Il faut au rééducateur français des semaines, voire des mois pour faire comprendre au patient devenu aphone toute cette articulation que le bébé anglais a assimilée sans avoir besoin de comprendre.

Au dessous de la Garonne, la pratique du " e " muet sonorisé, ajoutée à l'accent très tonique de la région, permet un meilleur placement du timbre. Quand autour d'un terrain de " rruby ", on encourage les " gonnnzeu ", en buvant un verre de vin(ng) sorti du fut(teu), tout en remplaçant les virgules des phrases par "putainggg et les points d'exclamation par congggg, le timbre(eu) s'enrichit et à Toulouse ou Biaritz, cela donne des bons chanteurs. CQFD. Tel est notre avis actuel, bien qu'il ait été réfuté par un brillant Phoniatre…à l'accent inconscient de la langue d'Oc ! !.et qui enseigne cependant le INGGGG ..

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