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MASTER CLASS DE TECHNIQUE VOCALE CHANT

Montpellier du vendredi 5 au lundi 8 Mai 2017

Publics concernés : Chanteurs amateurs ou professionnels de tous styles, orthophonistes, professeurs de chant et de technique vocale, coachs, artistes, comédiens

DEUX façons de participer :

- 6 chanteurs seront préalablement sélectionnés Stagiaires : 3 hommes, 3 femmes. Ils chanteront tous les jours pour mettre en place techniquement, chacun, un ou deux morceaux de leur choix, le vendredi 5 mai de 9h à 12h et 14h à 17h30 et durant les 3 autres jours, de 9h à 12h30 et de 14h à 18h30

- Les Spectateurs chanteurs ou non, assisteront à la formation et pourront faire diagnostiquer individuellement leur propre technique vocale et la qualité de leur voix (chaque jour de 12h 30 à 13h 30 sauf vendredi)

Le lundi 8 après-midi, à tour de rôle, les six chanteurs mettront en place avec la pianiste accompagnatrice les morceaux travaillés. Et le soir vers 19h30, ils les chanteront en audition publique.

Lieu : Studio à P'Art 3 rue d'Oran Montpellier Tram L3 arrêt Voltaire

Prix d'inscription : Stagiaires 200€* payables en plusieurs fois, Spectateurs 50€* *Adhésion 2017 à l'Association La Voix Etudiants 30€ sur présentation de la carte

 

Courriel : christian-guerin@asteur.fr

 

 

 

 

 

Vous chantez, et vous voilà aphone, ou enroué(e) chronique

 

 

L'activité de chanteur est exercée par des dizaines de milliers de personnes en France, quel que soit le style de la musique produite : de l'Opéra au cabaret de jazz, en passant par les chœurs d'orchestre ou de théâtres, les comédies musicales, les studios d'enregistrement, les radios et télévisions, les chanteurs de variétés en tournée, music hall ou les orchestres rock ou pop. A cela doivent s'ajouter toutes les chorales confessionnelles, laïques, folkloriques, universitaires, scolaires ou de conservatoires.

Ce n'est rien de dire que bien des chanteurs ont des problèmes de voix, et à notre avis plus que dans les pays étrangers, beaucoup plus... C'est là la raison de ce site.

Allez voir la discipline qui vous concerne. Testez le choix de votre prof, votre connaissance technique et les pièges du métier. Si vous avez déjà eu recours à l'aide médicale et que vous n'ayez pas pour autant récupéré votre voix, je pourrai peut être vous aider par un diagnostic, des exercices ou un stage.

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LYRIQUE
VARIETES
Vous CHANTEZ FAUX
LES COUACS
CHORALE
La VOIX de GORGE

Vous voulez discuter sur la voix ?

  • Pourquoi les plus grandes chanteuses américaines sont-elle noires ?
  • Pourquoi les plus grands chanteurs américains ne sont-ils pas noirs ?
  • Pourquoi chez les asiatiques, les coréens et les japonais sont ils les meilleurs dans les concours ?¨
  • Pourquoi les italiens sortent-ils autant de chanteurs ?
  • Y a-t'il une prédisposition de race pour la voix ?
  • Le miel, l'oeuf gobé, le citron, la tisane de ma grand mère, quel est le meilleur remède pour la voix irritée ?
  • Est il vrai que Pavarotti casse les verres de cristal ?

 

LYRIQUE
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  Vous chantez dans le monde lyrique ou classique. Que vous soyez choriste ou soliste, la partition que vous avez à chanter requiert une voix homogène en timbre sur toute son étendue, des aigus et du grave et, a priori, elle ne peut pas être transposée. Votre voix doit donc posséder toute sa tessiture, car l'ambitus (intervalle entre la plus haute et la plus basse des notes chantées) des morceaux est bien souvent d'une 13°, voire pour certains rôles de 2 octaves. Le compositeur a parfois prévu des nuances pp dans l'aigu ou ff dans le grave qui ne peuvent se faire que par un artiste qui maîtrise sa technique et chante "à sa place".

Votre difficulté peut venir d'une des raisons suivantes :


LES REGISTRES
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La première cause de difficultés vocales vient des erreurs de registre. Avant de commencer à chanter, on se croit soprano parce qu'on voudrait chanter comme telle ou telle soprano. Puis on est placée comme alto ou seconde soprano, parce qu'il en manque toujours dans une chorale. On chante les basses parce qu'on a la voix parlée "mâle". On chante baryton parce qu'on ne sait pas faire les notes hautes de la partie de ténor. Tous ces choix sont non fondés. Dès sa naissance, on "est" soprano ou alto, ténor ou baryton. On ne le devient pas.


Il est courant qu'une alto sans puissance dans le grave soit une soprano mal orientée. On trouve des barytons qui "ouvrent les fa3", ce sont des ténors qui s'ignorent. Et certains basses qui fument ou aiment le vin rouge (l'alcool et la cigarette font descendre la voix) sont parfois des barytons fatigués. Mais on ne trouve chez les ténors que des ténors, car cette tessiture est inaccessible aux barytons ou basses sans une forte technique qui les classerait. De nombreux professeurs de chant se trompent, tout du moins au début des études, et c'est explicable. Des directeurs de théâtres (et des grands !) se trompent malheureusement aussi, quand les artistes se présentent en audition, et cela est moins excusable.

 

L'observation des notes où se font les passages est une bonne indication, mais là aussi certains "trichent". Le baryton léger amoureux des rôles de basse noble, raccourcira sa tessiture bêtement en voulant élargir son timbre. A l'usage, le symptôme de la fatigue devra inquiéter le professeur. Il en est de même de la soprano léger ou lyrique qui voudra chanter Carmen ou Léonore, "parce qu'elle aime". Toute voix a son meilleur son dans le haut médium. Il y a là une indication supplémentaire. A la pratique du répertoire, le professeur ne devra plus se tromper, au moins sur la tessiture. Un moyen d'investigation est aussi de repérer le Fondamental Usuel du chanteur, c.a.d. la note sur laquelle il(elle) parle normalement. Cette note doit être à l'intérieur de la tierce inférieure de la tessiture (do3 à fa3 pour une soprano, sol2 à si2 pour un baryton). Mais ce repérage doit être fait à l'insu du chanteur, quand il n'est pas "en représentation sociale", car selon l'image que l'on veut donner de soi, on change sa hauteur de voix.¨Pas facile" !...


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LE REPERTOIRE
 

A supposer que vous ne vous soyez pas trompé(e) sur votre registre, le choix du répertoire peut vous amener à des difficultés insurmontables dont votre larynx accusera le coup. Tous les ténors ne peuvent pas chanter le chœur des soldats de Faust, et il y a un monde de différence entre la romance de Nadir et l'air de Canio, entre l'air d'entrée de Faust et celui du 3° acte. Chanter Carmen ou Suzanna ne demande pas la même voix, et pourtant il y a peu de différence dans la tessiture. La tessiture n'est donc pas le seul élément de choix.

L'épaisseur et le mordant du timbre, sont notamment pris en considération. Si on se trompe de timbre, on peut se trouver face à des difficultés qui paraissent insurmontables, à vouloir donner un résultat pour lequel l'on n'est pas fait. Le professeur doit être là pour conseiller. On doit chanter ce qui est adapté à sa voix, et non ce qu'on aime. Toutes les composantes du timbre, en fonction d'une tessiture cernée, doivent amener le professeur à conseiller le répertoire conforme à votre voix, et il faut apprendre à ADMETTRE que telle est votre voix.

Cette acceptation peut ne pas empêcher pour autant les difficultés dans un morceau. Si vous ne parvenez pas à aller jusqu'au bout d'une phrase sans prendre plus de respirations que le compositeur n'en a prévu sur la partition, ce n'est pas forcément que vous vous trompez de morceau.


LE SOUFFLE ? NON ! LE TIMBRE

 

A priori, les problèmes de souffle n'existent pas La quantité d'air nécessaire pour chanter est minime, quelle que soit la longueur de la phrase. Si l'on manque de souffle au cours d'une phrase, c'est bien souvent que le timbre n'est pas en place ou qu'il s'est déplacé, et qu'on consomme TROP, comme une bouteille de gaz se vide trop vite avec un brûleur mal réglé.Les instrumentistes à vent (trompette, trombone, saxophone, clarinette, basson etc.) savent ce que c'est de jouer avec un tampon non hermétique.

On s'use les abdominaux, le son se maîtrise mal, enfin la réaction est immédiate, à la recherche du tampon défectueux (sauf tp et tb qui n'en ont qu'un ! ). Il doit en être de même du chant. L'habitude d'une émission CONSTANTE (et des sensations que donne cette émission) doit amener à réagir dès que celle ci se modifie.


LE TEXTE

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Un tel dérèglement vient souvent d'un excès d'articulation, de prononciation. Les voyelles ne nécessitent pas la même relation langue-palais mou, et n'ont pas toutes le même formant (composante harmoniques grave et aiguës). Elles ne vont donc pas frapper les résonateurs au même endroit, bien qu'il y ait une partie du spectre de chaque voyelle commune à toutes (essayez de prononcer toutes les voyelles sans rien bouger de votre visage,devant un miroir, difficile mais possible). Le chanteur croit avoir un débit constant, un timbre constant parce qu'il est abusé par son oreille, et le déséquilibre s'installe.

La pratique des récitatifs en italien (Mozart, ah Mozart) est un excellent test. Il est impossible de déplacer son timbre sur un récitatif, à la vitesse où il doit être prononcé et chanté. Si on parvient au bout du récitatif avec un timbre constant, il suffit de faire pareil avec les autres morceaux : NE RIEN DEPLACER dans son émission, et tenter d'articuler toutes les voyelles dans la même position. Le chef demande t'il au clarinettiste de changer son timbre dans une cadence ? Enfin, bien des consonnes sont un obstacle à l'émission du son ; certaines le stoppent, comme p, k, t, g, k, b, (demandez leur avis aux ingénieurs du son). N'oubliez pas que le contexte rend au mot son vrai sens : Le verre vert en main, il va vers elle. Pourquoi alors tant articuler ? Entre "il est ParTi" et "uleu BorDu", il y a un monde acoustique (dans l'un il y a 5 sons, dans l'autre 1) et le public a compris les deux messages.


LES AUTRES RAISONS

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Si

      • dans une tessiture adaptée,
      • dans un morceau à votre niveau,
      • avec un timbre constant
      • sur un souffle assuré
      • et une articulation sans faille,
 

vous avez cependant des difficultés vocales provoquant une fatigue ou des lésions, il faudra regarder (ensemble éventuellement) ailleurs pour discerner l'origine du mal. Il existe des visages, des bouches, qui engendrent des difficultés. Comme nous dirigeons notre voix avec l'oreille, la dégénérescence de l'oreille, en raison du bruit ambiant, de l'usage du Walkman ou toute autre raison, peut être la cause des difficultés vocales. Le changement de réverbération de la salle est une raison constante. Il en est de même de tout événement perturbant, comme la naissance d'un enfant (pour sa mère), une intervention chirurgicale, un changement de poids, de vie privée, etc. Nous les examinerons.

 

CHORALE

 
  Vous chantez en chorale et avez bien raison, car c'est un des meilleurs moyens de faire communier convivialité et amour du chant. Si ce n'est qu'il vous arrive souvent de sortir de répétition aphone ou la gorge irritée! ATTENTION ! Etes vous à la bonne place, alto parmi les alti, basse parmi les basses. N'y a-t'il pas une erreur de tessiture de la part de votre chef ? Allez voir les erreurs classiques du chant. Si vous êtes à votre place dans le bon pupitre, il faut se poser la question des nuances. Les chefs de chorale veulent obtenir, à juste titre, des nuances de toute la masse chorale, piano mf ou ff. Or vous pouvez avoir la voix plus timbrée que votre voisin(ne) et, pour obtenir le même piano, vous allez serrer votre émission, engorger votre son et sortir aphone. C'est le drame de la chorale où se côtoient des personnes animées de la même passion, mais dotées d'organes bien différents. De ce fait, les chefs ont malheureusement tendance à niveler par le bas, et à demander paradoxalement à ceux qui ont la voix la mieux placée de chanter comme ceux qui n'ont pas de timbre! Si c'est le cas, et nous pouvons le vérifier ensemble, il vous faudra apprendre à chanter timbré MAIS léger, avec la gorge bien ouverte, afin de vous adapter aux autres.



VOUS CHANTEZ FAUX
 

Oh l'horreur, des amis vous disent que vous chantez faux, ou parfois faux, et pourtant vous aimez chanter. D'où cela peut il venir ?

Deux grands principes : quand vous chantez faux, votre chant est-il AU DESSUS ou AU DESSOUS de la note ? En règle générale, c'est l'un ou c'est l'autre, mais rarement les deux.

Si votre chant est AU DESSUS, c'est que votre oreille n'est pas formée à la precision de la musique dodecaphonique occidentale qui veut que l'octavesoit saucissonnée en 12 intervalles presque identiques que sont les demi tons. Dites vous qu'en Inde ou en Chine, vous ne chanteriez peut être pas faux. Il convient donc de cultiver votre oreille à la musique polyphonique, d'écouter des ensembles à corde, ou toute musique à trois ou quatre instruments de façon à ce que votre oreille apprenne à discerner ce que Jules fait pendant que Paul monte ou descend..Et puis adherez à une Chorale, et mettes vous bien au milieu de votre partie pour ne chanter que ce que vous entendez. Et a mesure que votre oreille se formera, vous pourrez vous rapprocher des autre chanteurs des autres parties, et supporter qu'ils chantent une autre note que la vôtre. C'est une éducation lente, mais qui réserve des joies extraordinaires.

Si vous chantez EN DESSOUS de la note, c'est beaucoup moins difficile à corriger. C'est un problène de technique. Cela veut dire que vous "entendez juste" mais que vous reproduisez faux. Comment cela se peut-il ?

Dans votre gorge, vous entendez votre voix directement par l'oreille interne à la hauteur réelle de son émission, car il n'y a que quelques centimetres du larynx à l'oreille. Dans votre bouche, si vous disposez vos résonateurs de façon à ce qu'il y ait une grande impédance rapportée, (voyelle fermée, son tubé) le son se propage mal, il y a une forte résistance à sa propagation, comme avec la sirène de l'ambulance, et la hauteur de la note est baissée. Vous entendez juste, mais vos auditeurs entendent un son plus bas et vous rétorquent : tu chantes faux. Ouvrez la bouche, éclaircissez la voyelle, libérez l'émission de votre son, et vous chanterez juste.

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LE COUAC !
 

Le couac fait rire... les autres ! Cette petite note aiguë qui vient se mettre à la place de la note prévue est une incongruité dans la ligne mélodique. Quel est ce phénomène ?A priori, c'est une note en voix de tête (fausset) à la place d'une note en voix de poitrine (regime lourd) et qui concerne donc a priori les hommes et exceptionnellement les femmes qui chantent fort en voix de poitrine. C'est le même phénomène que la tyrolienne, si ce n'est que cela n'a pas été voulu. Que s'est il donc passé ?

Votre larynx fonctionne sous l'influence de deux forces :

- en dessous, la pression de l'air, dite pression sous glottique

- en dessus l'impédance rapportée, phénomène acoustique de retenue de la propagation du son, proportionnelle notamment à la qualité des voyelles.

Entre ces deux forces, si celles ci s'équilibrent l'une l'autre, le larynx fonctionne en toute quiétude, et peut aller chercher les notes aiguës.

Si l'impédance rapportée diminue, notamment par une voyelle plus ouverte sur une note plus haute que la précédente, un deséquilibre de fonctionnement va s'installer sur le larynx, et au lieu de fonctionner en régime lourd "voix de poitrine", le larynx va se mettre à fonctionner en régime léger"voix de tête.".C'est le couac d'un instant, le temps que votre oreille qui contrôle a postériori la gestion du son réagisse, donne des instructions à vos muscles de la face pour rectifier l'erreur pour faire revenir l'émission en voix de poitrine.

On constate donc que la régularité de l'émission, la constance d'equilibre entre pression SG et impédance sont nécessaires pour une qualité de son et de phrasé comstante. En conséquence, plus on articule un texte, plus on prend de risque d'ouvrir une voyelle de trop et de faire venir le couac. Il ne faut donc pas s'étonner que les grands professionnels n'articulent pas beaucoup, ne prononcent pas beaucoup, notamment les chanteurs étranger chantant en français. Oui, oui, oui... mais ainsi, ils chantent bien !


LA VOIX DE GORGE
  Le phénomène inverse amène la voix de gorge, moins drôle pour le public mais beaucoup plus dangereuse pour le chanteur. Quand l'impédance est trop forte, amenée notamment par des voyelles très fermées et couvertes, quelle que soit la pression sous glottique que vos abdominaux vous permettent, il est à craindre que le son ne puisse aller se projeter dans les resonateurs avant. Il reste dans l'arrière gorge. Ce n'est qu'un son sourd sans grand interêt immédiat, sauf pour le chanteur qui s'illusionne en entendant par l'oreille interne une voix énorme d'opéra. MAIS, ce geste est dangereux. En effêt, pour maintenir le fonctionnement de son larynx, le chanteur va tétaniser ses muscles extrinsèques qui maintiennent le larynx en équilibre, cette émission se poursuivant va fatiguer les cordes vocales et même provoquer dysfonctionnement chronique, lésion, nodules et ensuite aphonie. C'est le risque notamment des chanteurs à la voix lègère qui veulent "grossir" leur son pour faitre lyrique.

 

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